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William Bishop

Un record remarquable de 72 victoires aériennes!
 Photo de Bishop
Introduction

William « Billy » Bishop était un as de l’aviation légendaire et l’un des aviateurs les plus décorés de la Première Guerre mondiale. Dans son Nieuport 17 à nez bleu, Bishop n’avait pas son pareil pour ce qui est des aptitudes de pilotage et de tir. Il avait 72 victoires à son actif à la fin de la guerre.

Photo de la mitrailleuse Lewis installée sur un avion
La mitrailleuse Lewis

La mitrailleuse Lewis était utilisée pendant la Première Guerre mondiale. On s’en servait dans les tranchées et on l’installait également dans les avions pour le combat. Elle pouvait tirer 500 cartouches à la minute et avait un chargeur à tambour dans lequel les balles étaient disposées en forme d’hélice (comme un escalier en spirale).

Le caporal canadien Joseph Kaeble a reçu la Croix de Victoria pour avoir repoussé 50 soldats allemands lorsque la plupart des soldats de sa section de mitrailleuses Lewis étaient blessés ou morts.

Photo du modèle Nieuport 17
Le Nieuport

Billy Bishop pilotait un Nieuport 17 au moment de son attaque contre l’aérodrome allemand. Ce biplan très maniable était équipé d’un moteur rotatif de 110 ch. Les ailes et la majeure partie du fuselage étaient faites de bois et de toile traitée et étaient soutenues par des câbles. Le nez de l’avion de Bishop avait été peint d’un bleu distinctif.

Piloter un avion à cette époque était en soi une entreprise dangereuse. Un avion piloté sans précaution pouvait caler, prendre feu ou se disloquer sous l’effort.

Photo du moteur rotatif en avant d'un aéronef
Le moteur rotatif

Dans un moteur rotatif, le vilebrequin demeurait immobile et le bloc-cylindres tournait autour de lui. Le bloc-cylindres rotatif servait de stabilisateur pour l’avion, comme un gyroscope. Le moteur rotatif était courant dans les premiers avions. Il perdit toutefois de sa popularité lorsque la vitesse de rotation devint si élevée que la force centrifuge risquait de réduire le moteur en pièces.

La cavalerie

Avant de devenir membre du Royal Flying Corps, Billy Bishop passa quelque temps dans la cavalerie parce qu’il avait de l’expérience avec les chevaux. Pendant bien des années, la cavalerie avait été une arme offensive décisive mais, au cours de la Première Guerre mondiale, l’usage des tranchées, de l’artillerie et du fil barbelé rendit les charges de cavalerie pratiquement impossibles.

Les aérodromes

Étant donné que le front pouvait se déplacer rapidement, les aérodromes devaient être mobiles. Les hangars étaient donc créés au moyen de grandes tentes de manière à pouvoir être rapidement assemblés, démontés ou déplacés.

Dessin de soldats près d'une pierre tombale
Avril sanglant

En avril 1917, le Royal Flying Corps perdit plus de 200 avions, le pire mois de toute la guerre pour la RFC. Pendant cette période, un pilote britannique était abattu en moyenne après 17 heures de vol. Les Allemands disposaient d’avions supérieurs au front, problème que les forces alliées ne surmontèrent que plus tard dans l’année avec la production du Royal Aircraft Factory S.E.5 et du Sopwith Camel.

Billy Bishop et son avion
Les biplans

Les biplans avaient deux ensembles d’ailes superposés reliés par des barres de soutien. Étant donné que les ailes des premiers avions étaient faites de bois et de toile, deux ensembles d’ailes étaient nécessaires pour assurer la résistance structurale. Le Nieuport était un « sesquiplan », ce qui signifie qui l’un des ensembles d’ailes était beaucoup plus petit que l’autre. Les monoplans ont commencé à remplacer les biplans à mesure que le régime des moteurs a augmenté et que de plus en plus d’avions étaient faits de métal.

La visibilité

La visibilité était un facteur important pour la tactique aérienne. Parfois, simplement en s’approchant d’un avion dans la bonne direction, un pilote pouvait rester caché jusqu’à ce qu’il soit trop tard. Il fallait donc tenir compte de la taille et la position des ailes au moment de concevoir un avion. Des ailes plus grandes rendaient l’avion plus maniable, mais obstruaient une plus grande partie du champ de vision du pilote.

Les as de l’aviation

Le terme « as » tire ses origines de la Première Guerre mondiale. Il a fait son apparition dans les journaux français, où l’on désignait par ce terme les athlètes qui connaissaient beaucoup de succès. Il en vint à designer tout pilote qui avait abattu cinq avions ennemis ou plus.

Albert Ball

Albert Ball était un as de l’aviation britannique; il a obtenu 44 victoires aériennes à bord du Nieuport 17 et du Royal Aircraft Factory S.E.5. Aux dires de ses camarades, il était un homme relativement solitaire qui aimait jouer du violon et cultiver un petit potager. On pouvait reconnaître l’avion de Ball par son nez distinctif peint en rouge. Il fut abattu en territoire allemand à bord d’un S.E.5, mourut le 7 mai 1917 et fut enterré par les Allemands. Au moment de sa mort, il était le meilleur as de l’aviation britannique.

Le démarrage du moteur

Le moteur des premiers avions devait être mis en marche par un mécanicien qui faisait tourner l’hélice ou les hélices. Les automobiles sont dotées d’un moteur électrique qui fait « tourner » le moteur pour le faire démarrer. Toutefois, dans le cas des premiers avions, la commodité d’un moteur de démarrage ne justifiait pas l’ajout de poids additionnel.